Sustainable transport concept. 3D Illustration.

Semaine européenne de la mobilité : cap sur la 3ème révolution automobile ?

 
La semaine de la mobilité qui se tient actuellement est l’occasion de se poser la question d’une possible révolution des transports et de la place que la voiture occupe dans notre quotidien de citoyen.
Que nous soyons en campagne et d’autant plus en ville, la place donnée aux voitures dans nos environnements est devenue prépondérante.
Promenez-vous et regardez autour de vous. L’importance du réseau routier, des espaces de stationnement, des zones occupées proches de chez vous pour les véhicules n’a cessé de s’accroitre année après année, c’est flagrant.
Nous créons nos environnements autour des voitures, comme autrefois nous les inventions autour des fleuves.
Et pour la plupart, nous les construisons autour de zones où elles sont immobiles.
De nombreuses études démontrent qu’en moyenne, une voiture est inutilisée 94% du temps par son propriétaire… alors qu’elle lui coûte 5 000 euros par an en moyenne.
A l’heure des réflexions des élus, des industriels et des citoyens sur le thème de la Smart City, le moment est venu d’étudier le sens de nos infrastructures et de nos équipements de mobilité face à l’évolution de nos usages.

Imaginez un monde où nous n’utiliserions que les voitures selon les besoins d’usage et non plus sur le modèle de la propriété. Combien d’espaces libérés pour créer davantage de lieux de vie collectifs, de parcs, de zones de loisirs, d’espaces de convivialité, de trottoirs plus larges et favorables aux piétons ou encore de pistes cyclables !
Déjà les grandes villes aménagent leurs cœurs de ville en insistant sur les zones piétonnes, comme Paris, Bordeaux, Nantes en France, Barcelone en Espagne, Séoul en Asie ou encore Washington DC, Phenix ou Portland aux Etat-Unis,
Combien aussi de gains en matière de qualité de vie, la route tenant une place importante dans la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique.
Quand la « Google car » nous promet de nous conduire partout sans conducteur… Quelle révolution automobile et technologique vivons-nous ?
Tendance n°1 : les véhicules autonomes vont se développer rapidement pour représenter dans les prochaines années la majorité des parcs automobiles
La pénétration de l’innovation technologique s’accélère.
On le constate très clairement avec les dernières innovations informatiques et technologiques, comme l’Internet et le smartphone, avec un taux de pénétration de plus en plus rapide dans les foyers.
Les premiers modèles de véhicules autonomes sont déjà prêts.
Elon Musk, le PDG de Tesla, l’un des précurseurs sur le sujet, pense que la transition vers les véhicules autonomes passera par un réseau de propriétaires de ces voitures. Ils les loueront à d’autres particuliers. Bien sûr, des entreprises proposant ces services viendront rapidement compléter le parc de véhicules autonomes disponibles.
Déjà plusieurs plusieurs startup émergent sur ce marché comme Lyft, Navya ou NuTonomy.
Et la voiture autonome encourage de nouveaux usages. Puisqu’il n’est plus question de conduire, il n’est plus question non plus de posséder. L’usage prévaut sur la propriété.
En 2025, la propriété de la voiture particulière vivra ses dernières heures dans les grandes villes américaines, mais aussi en Europe.
Les générations « post seconde révolution industrielle » ont célébré les voitures comme des symboles de liberté et de représentation sociale. Mais pour les générations de millennials notamment (nés dans les années 2000), cela ne sonne plus vrai.
Elles voient la propriété de la voiture comme un fardeau qui coûte en moyenne 5 000 euros chaque année. Posséder une voiture est désormais perçu comme une charge imposée… et non plus comme un objet de convoitise !
En 15 ans, le taux de détention du permis de conduire chez les jeunes urbains a baissé de 9 % alors que l’usage de la voiture a chuté de 14%.
Une tendance qui montre que la société est prête pour cette révolution automobile.
Quand le coût d’utilisation de la voiture autonome baissera, celui-ci viendra s’ajouter aux arguments de respect de l’environnement et à un critère de praticité. Les habitudes n’auront aucun mal à basculer vers un nouveau modèle centré sur l’usage du véhicule.
Tendance n°2 : fin de la voiture personnelle, plus qu’un simple changement d’usage du transport ?
Bien plus qu’un simple changement d’usage du transport, cette 3ème révolution de l’automobile va réinventer nos environnements de vie dans leur globalité.
Fini les voitures stationnées ça et là.
Et une excellente occasion de façonner, dans la lignée des projets Smart City, des villes autour des hommes et des femmes qui y vivent ou y séjournent.
Cette nouvelle organisation urbaine a la possibilité d’offrir l’un des changements d’infrastructure les plus importants que nous n’ayons jamais entrepris.
La technologie et la révolution numérique ont réorienté des industries entières autour d’une simple réalité : plus besoin de posséder un produit pour profiter de ses avantages.
Avec Netflix et les services de streaming, le DVD est devenu obsolète. Spotify, Deezer, ont rendu inutile le fait de posséder des CD et MP3. Pareillement pour les voitures, nous en voudrons l’usage mais pas la propriété.
Tendance n°3 : un changement complet de modèle avec le “Transport en tant que service ” enfin possible
La Smart City ne doit pas être abordée comme une notion de ville 100% digitale. Le numérique révolutionne nos usages avec de nouvelles plateformes qui disruptent des économies traditionnelles. Ces nouvelles solutions viennent apporter un service plus utile aux usagers. C’est le cas avec Uber pour les taxis, ou Blablacar pour le covoiturage, d’où leur rapide appropriation par les usagers.
Uber vient d’ailleurs lui aussi de lancer sa voiture autonome
Les fabricants automobiles se lancent tous les uns après les autres dans la bataille de la voiture autonome, à l’instar de Renault-Nissan, Ford ou de Volvo. Et bien sûr Tesla.
Aux Etats-Unis, le président Obama s’est récemment emparé du sujet en ouvrant la voie aux véhicules autonomes pour accélérer leur déploiement et encadrer leur développement en toute sécurité.
La France cherche quant à elle à préserver sa position de leader dans le domaine de la construction automobile. Elle vient d’ailleurs à son tour d’autoriser la circulation de voitures autonomes sur les routes françaises à des fins de tests.
Depuis 2009, les Google Cars ont parcouru plus de 1,5 million de miles à travers les États­Unis. Les véhicules commercialisés par Tesla sont capables d’assurer seuls une partie de la conduite. Et Apple semble aussi faire son entrée sur ce marché très convoité.
Tout comme Google qui, au delà de sa Google Car, tisse son réseau de bornes Wifi intelligentes dans les villes américaines… via la filiale Sidewalk Labs propriété du groupe Alphabet.
Les voitures autonomes sont donc déjà une réalité !
La disruption est en ordre de marche pour le secteur automobile. GAFA vs Fabricants… la Smart City devient un nouveau terrain de jeu, avec un enjeu majeur de transformation pour l’ensemble des acteurs de l’industrie automobile.
Pour aller plus loin : cliquez ici
 

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